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Vous venez d’être nommé à la tête de l’Institut
culturel d’expression française (ICEF)
Quelles sont vos premières impressions?

Por: La Embajada de Francia en Malabo

C’est tout d’abord un grand honneur pour moi d’avoir à diriger, sous l’autorité de SEM l’Ambassadeur de France en Guinée Equatoriale, un établissement créé en 1984, qui fait littéralement partie du paysage culturel de ce pays. J’ai découvert un endroit convivial, lieu de rencontre des diverses communautés qui composent la population de Malabo et rendez-vous incontournable des amateurs de produits culturels. De conception ancienne, l’établissement sera en partie rénové pour accueillir les artistes et le public dans de meilleures conditions.
Pourquoi un centre culturel français à Malabo ?
L’ICEF s’inscrit dans un dispositif de coopération et d’action culturelle piloté par l’Ambassade de France. Dans ce cadre, il a notamment pour mission de contribuer à la diffusion de la langue française. Ce secteur d’activités devrait connaître un certain développement dans les mois à venir avec la proposition de nouvelles formules pour répondre aux attentes du public : cours pour enfants, alphabétisation, cours spécifiques pour les entreprises, etc.
La promotion de la langue et l’accès à la connaissance passe aussi par l’écrit : notre vieille bibliothèque va progressivement se transformer en centre de ressources sur la France contemporaine dans un cadre rénové avec des bornes d’accès à internet.
Et dans le domaine artistique ?
C’est le désir de promouvoir la diversité culturelle qui commande notre action. Nous proposons des spectacles qui mettent en valeur la richesse et la vitalité de la création artistique en France et dans les pays de l’espace francophone.
Mais notre mission consiste également à soutenir, aux côtés du Ministère de l’Information, du Tourisme et de la Culture, les artistes de ce pays dans leur démarche de création et à mettre en valeur divers aspects de la culture équato-guinéenne. Nous avons ainsi contribué, avec le soutien de la Société Générale de Banques en Guinée Equatoriale, à la production d’un album rassemblant quelques-uns des meilleurs musiciens de ce pays. Le lancement est prévu à la mi-décembre. Dans le même esprit, la troupe de théâtre de l’ICEF a récemment adapté « Les fourberies de Scapin », de Molière, dans les différentes langues du pays : espagnol, français moderne, bubi, fang et pidjing.
Comme en 2005, l’ICEF organisera prochainement un concours de stylistes dont le vainqueur sera invité au prochain Festival International de la Mode Africaine (FIMA).
Quels sont vos rapports avec le Centre culturel espagnol de Malabo (CCEM)?
Excellents ! La directrice du CCEM fait partie des premières personnes que j’ai rencontrées à Malabo. Nous nous apprêtons à organiser ensemble une semaine de Jazz au cours de laquelle des musiciens africains d’origines diverses (Angola, Cameroun, Mali, Nigeria, Sénégal) rencontreront des musiciens d’ici pour préparer, ensemble, un grand concert gratuit au début du mois de décembre.
Je souhaite que cette collaboration soit suivie d’autres projets artistiques dans lesquels nous pourrons mettre en commun nos énergies et nos moyens pour le plus grand bénéfice de nos amis équato-guinéens. L’Espagne et la France, c’est aussi la voix de l’Europe dans cette région d’Afrique.•


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