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La langue française en Guinée Equatoriale

Entrée dans la « zone franc » en 1985, la Guinée Equatoriale a adhéré à l’Organisation Internationale de la Francophonie et adopté le Français comme deuxième langue officielle en 1998, confirmant l’attachement de ce pays à la langue française et sa volonté de s’intégrer dans son environnement régional francophone.
La Francophonie a des origines diverses en Guinée Equatoriale :
- D’un point de vue institutionnel, le Français est enseigné dans toutes les écoles secondaires du pays et touche ainsi plus de 40.000 élèves chaque année. Pour sa part, le gouvernement équato-guinéen a manifesté son désir de le voir enseigné dès le cycle primaire.
- D’une manière plus informelle, mais au combien vivante et riche, le Français en Guinée Equatoriale se nourrit de la pratique quotidienne des nombreux francophones africains venus des pays limitrophes.
- Et puis il y a une Francophonie transfrontalière, pratique, qui alimente les transactions commerciales tout comme les relations amicales et familiales.
C’est la fusion de ces différentes Francophonies qui fait que la langue française est une réalité quotidienne en Guinée Equatoriale. Au cours des dix dernières années, en réponse à une demande constante des autorités équato-guinéennes, la coopération française a mis en place des projets pour appuyer le développement de l’usage du Français. Dans la perspective de favoriser cette intégration dans la région, ces projets ont visé à implanter une capacité d’encadrement et de formation continue des professeurs de français de l’enseignement secondaire, à développer une méthode et des programmes d’enseignement assistés de manuels afin d’étendre l’enseignement du Français en milieu scolaire. Parallèlement, une formation des adultes a été mise en place dans le cadre de l’Institut Culturel d’Expression Française. Par ailleurs, la formation professionnelle des agents de l’Etat, en français, commence à produire des cadres compétents, en mesure de travailler avec les institutions francophones de la région.
A l’heure où les échanges entre pays se font de plus en plus intense et rapides, la maîtrise de plusieurs langues est une chance pour chacun d’entre nous. La connaissance d’une deuxième langue est la porte ouverte à l’apprentissage d’autres langues. Il ne s’agit pas ici de compétition entre les langues mais d’enrichissement, d’accumulation d’un « capital linguistique » qui permettra aux individus de mieux s’intégrer dans le monde moderne. Dans ce contexte, les destins de l’Espagnol et du Français sont liés, comme est lié le sort des langues latines en Europe. Pour les écoliers équato-guinéens, une bonne maîtrise de l’Espagnol facilitera l’apprentissage du français et, à l’inverse, lors de l’apprentissage du Français, ils auront souvent l’occasion de compléter leur connaissance en Espagnol. Puissent les jeunes générations équato-guinéennes ouvrir la voie du multilinguisme, facteur de tolérance et d’ouverture vers le reste du monde.•


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